Vous savez, l'humain, au fond de lui, est quelque peu masochiste. On a beau savoir qu'une histoire d'amour ça fait toujours souffrir, on se jette pourtant toujours de nouveau à l'eau avec une autre personne alors qu'on s'était juré qu'on ne recommencerait plus.
Et ce gros con qui m'a tant fait souffrir. Chaque jour j'y pense, chaque jour je regrette d'avoir été si aveugle devant son égoïsme et ses réflexions hideuses. "Si tu continues à pleurer pour la mort de ton amie, je pars et tu ne me reverras plus jamais". Quel être humain peut-il dire ça ? C'est simple ça m'écoeurt, il m'écoeurt. Et il peut toujours aller se faire foutre, je veux plus le voir. Je le deteste.
Voici un dessin que j'ai fait pour un petit concours où il fallait illustrer une des trois citations proposées.
J'ai choisi celle de Jean Cocteau.
"La tragédie c'est du temps qui s'accélère."
Quelques petites explications... Dans cette partie de la forêt (si vous connaissez mes autres dessins, vous remarquez peut-être que c'est une forêt que je dessine assez souvent), il ne vaut mieux pas entrer en contact avec le sol. Il représente, lui ainsi que les nombreuses montres et autres sabliers, le temps, qui est un ennemi. Ici, la meilleure façon d'échapper au temps est de voler loin du sol. Mais on ne peut pas échapper au temps à jamais, il finit toujours pas nous rattraper. On finit tous par tomber sur le sol un jour, comme cette demoiselle qui est tombée, presque soudainement... C'est le temps qui s'accélère, qui passe sans même qu'on ne s'en rende compte. C'est pourquoi d'un seul coup, happée par le sol, les montres, les racines, elle se transforme en une vieille créature, le temps bouffe sa jeunesse et la change à jamais. Bien sûr, elle ne le supporte pas, c'est pourquoi elle tent sa main vers la jeunesse qui essai de la ramener dans le passé, mais c'est impossible, elle n'y arrivera pas et, très vite, la demoiselle tombée sur le sol ne sera plus qu'une vieille créature, avant de mourir. La jeunesse a elle même les pieds un peu abimés... Il faut bien de temps en temps se poser et se rendre compte que l'on n'est pas éternel... Quant aux positions des deux personnages, et bien, la jeunesse est tournée vers la gauche, donc vers le passé, puisqu'elle essai de ramener vers le passé la demoiselle qui vieillit et qui est elle même tournée vers la droite, donc le futur, qui lui apporte la vieillesse et qu'elle ne peut plus se cacher. La tragédie, c'est du temps qui s'accelère.